Comme toujours en fin d’année, on se sent fatigué il est vrai que dans l’hémisphère nord, les jours deviennent de plus en plus courts et lorsqu’il fait jour, le ciel est trop souvent caché par d’épais nuages.
Dehors il fait frais voir froid. Le thermomètre oscille autour du zéro, et parfois il neige, puis il pleut.
On nous dit que la météo est détraquée, et c’est vrai, les plus anciens se souviennent d’hiver blanc même en plaine. Pour les plus jeunes, les hivers se ressemblent, les hivers blancs, pour eux c’est dans les livres et les films.
Un vieil arbre bis-centenaire dira qu’il en a vu d’autres et qu’il faut regarder devant, non pas derrière.
Durant ces longues soirées, on peut décider de ne pas allumer TV, ni Smartphone ou la play-station, afin de mieux se concentrer sur soi-même et sur sa perception du monde.
On se dit que la terre continue ses cycles de 365 jours et que de loin tout va très bien. On regarde autour de soit en faisant un tour en forêt ou dans les pâturages et l’on constate que la nature va bien et ne se plaint pas, pas plus qu’autrefois.
Des espèces apparaissent, d’autres disparaissent et d’autres encore que l’on croyait disparues, réapparaissent.
Tout va bien, pourtant en observant l’environnement humain ou son organisation, on ressent un profond malaise. Tout à l’air d’aller de travers.
Alors que l’on devrait fraterniser, on fabrique des armes pour terroriser.
Alors que l’on devrait s’investir pour la paix, on ne parle que de guerre.
Alors que l’on devrait s’instruire pour se maintenir en santé, on délègue à d’autres ce que nous avons de plus précieux, à savoir la connaissance de notre corps et son fonctionnement.
Alors que l’on devrait douter, on se réfugie derrière de fausses certitudes.
Alors que l’on est heureux lorsque l’on est actif et constructif en s’investissant dans l’expérimentation de sa vie sur terre, on est devenu totalement passif. On a peur de s’investir, on a peur de dire ce que l’on pense, on a peur de ne pas savoir. Donc on fuit !
Alors que l’on devrait avoir une vie spirituelle et méditative, en dehors de notre vie matérielle. On se réfugie trop souvent dans nos prisons dorées où tout est fait pour nous empêcher de trop penser.
Il arrive un moment où il faut prendre des risques pour les générations futures et ce moment-là est arrivé. Notre passivité en fera des esclaves.
Alors que faire pour leur offrir un futur libre, paisible, propice à la paix intérieur et à une humanité fraternelle.
Il faut s’épanouir, s’offrir sans compter, montrer et expliquer. Il faut chasser la peur, ne plus suivre à l’aveuglette les meneurs simplement parce cela nous évite de trop penser.
Il faut intégrer qu’il n’y a pas d’alternative à la paix et à l’amour.
Ma pensée du 8 décembre 2025
lundi, décembre 8 2025. Lien permanent
