Cela fait 10 ans que je poste mes pensées sur FB, c’est un bail mais je m’en souviens comme si c’était hier.
2016 était une année difficile pour moi, je voulais occuper mes neurones et je me disais qu’écrire un petit mot sur un sujet anodin comme le café du matin, le pain, etc., cela me permettrait de mieux m’exprimer par écrit.
L’actualité politique de ma région, celle du monde et mes états d’âmes ont été les sujets les plus développés dans mes pensées quotidiennes puis hebdomadaires. Cela va en diminuant, je n’en poste plus que 2 ou 3 par mois. Peut-être que la thérapie était bonne et que je n’ai plus autant besoin de communiquer sur ce qui m’interpelle dans l’exécution de ma vie au sein de la société dans laquelle je vis.
C’est vrai aussi que j’ai quitté le monde actif, celui où on se lève le matin fatigué pour offrir son temps à un patron ou des clients contre une récompense sous forme d’argent. Après avoir contribué au monde du travail pendant 45 ans, je suis devenu un retraité… et je vis maintenant grâce à ceux qui aujourd’hui travaillent, en recevant une pension mensuelle appréciée.
Ce n’était pas facile de changer de statut, il faut du temps pour s’habituer. Surtout lorsque l’on aime ce que l’on faisait et que les clients me le rendait bien. Ils m’ont manqué, mes clients !
Aujourd’hui, je vis ailleurs… J’ai quitté mon pays, car je savais que nous finirions prolétaires dans un 2 pièces, à passer du temps avec d’autres prolétaires aux cafés du village. Refaire et commenter le monde à longueur de mois m’aurait tué, c’est certain. En outre j’avais envie de quitter mon pays, devenu hyperactif et sans âme, pour une contrée où on prend encore le temps de vivre.
Cela avait germé dans mon inconscient petit à petit et c’est un coup du sort qui m’a mis sur le chemin d’un grand changement en redémarrant une autre vie ailleurs.
Mais je vous rassure, une autre vie ne signifie pas que je renie ce que j’ai fait auparavant, ma vie actuelle est différente parce que je suis retraité et parce que je ne vis plus dans le même environnement. Cela atténue le passage de l’actif à l’inactif en terme administratif. Je dis cela par rapport au terme inactif. Ce n’est pas parce que un retraité ne travaille plus qu’il est inactif. Nos journées sont toujours pleines, mais elles sont composées de beaucoup d’activités.
Mes anciens collègues, copains, voisins m’ont tous dit combien nous étions courageux de quitter ainsi toutes nos habitudes, si âgés.
Beaucoup ne se sentant pas le courage d’une telle démarche intellectuelle. Pourtant pour moi, cela n’a pas été plus compliqué que de stopper une addiction, une simple décision était nécessaire, le reste s’est construit petit à petit en toute sérénité.
Ce changement de lieu, à presque 3000 km de mes origines n’a pas été déstabilisant car je suis parti sans préjugés. J’ai décidé de vivre chaque jour sans stress, le mieux possible dans mon échelle de valeur. J’ai décidé qu’à chaque problème, il y aura une solution.
Désormais mon pied à terre est sur le continent africain et tous mes nouveaux amis et connaissances sont africains-arabes. Mon seul regret est l’apprentissage de la langue dialectale du lieu. Elle n’est écrite qu’en phonétique et à mon âge, je peine à mémoriser les mots pour m’exprimer. Ici tout le monde a des notions de français, et donc je ne fais plus d’efforts, ce qui ralenti considérablement mon apprentissage.
Le monde moderne est étrange en ce moment, et le voir de loin est bénéfique à ma tranquillité. Je vais continuer à écrire bien-sûr, mais je ne sais pas encore de quoi je vais bien vouloir parler… En attendant que l’intuition se fasse plus précises, je vous souhaite à tous beaucoup d’amour, en étant aussi fraternel que possible. Faire les choses par amour, c’est tellement plus facile.
Ma pensée du 4 janvier 2026
dimanche, janvier 4 2026. Lien permanent
